La RDC appliquera la règle de propriété locale pour les mineurs de cuivre et de cobalt.
La République démocratique du Congo appliquera une règle longtemps restée en sommeil exigeant la propriété locale par les employés des mines, dans une démarche qui pourrait rééquilibrer la répartition des actions dans certains des plus grands producteurs mondiaux de cuivre et de cobalt.
Dans une lettre datée du 30 janvier et adressée aux exploitants de mines de tous les métaux dans le pays, le ministre des Mines Louis Watum a indiqué que les entreprises doivent démontrer que 5 % de leur capital social est détenu par des employés congolais.
Selon la lettre, qui a été publiée par le ministère sur X dimanche et confirmée par un responsable ministériel, les entreprises ont jusqu’au 31 juillet 2026 pour soumettre une preuve de conformité à cette directive. Watum n’a pas répondu immédiatement à un appel et à un message texte demandant des commentaires lundi.
Cette décision pourrait affecter de multiples projets miniers industriels dans ce pays d’Afrique centrale, qui fournit environ 70 % de l’approvisionnement en cobalt et est le deuxième producteur de cuivre. Glencore Plc, CMOC Group Ltd., Ivanhoe Mines Ltd.
Eurasian Resources Group et Zijin Mining Group Co. figurent parmi les plus grands exploitants miniers du pays. Barrick Mining Corp exploite l’une des plus grandes mines d’or d’Afrique dans le pays, qui possède également d’importants gisements de lithium, tantale, étain et zinc.
Cette décision intervient dans le cadre de négociations en cours entre l’administration Trump et le Congo, qui pourraient entraîner un investissement accru d’entreprises américaines dans l’industrie minière du pays, auparavant dominée par des entreprises chinoises.
L’ordre invoque le code minier de la RD Congo de 2018 et les réglementations exigeant que les entreprises réservent 5 % de leur capital pour les employés congolais.
Historiquement, ces règles n’ont pas été appliquées de manière uniforme. De plus, le code stipule que 5 % des actions doivent être mises de côté pour être achetées par des particuliers congolais, bien que cette exigence ne soit pas directement mentionnée dans la lettre de Watum.
Les règles sur la propriété des employés sont distinctes de l’exigence selon laquelle un projet minier doit céder 10 % de sa propriété à l’État, et 5 % supplémentaires lors du renouvellement d’un permis minier.
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