Lorraine Lusamba, le front du pouvoir d’achat et de l’ordre public.
À Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa, le marché a récemment changé de visage. Pas à cause d’un miracle, mais d’une décision politique. En avril 2025, le prix du sac de farine de maïs, aliment central de la table congolaise, a connu une baisse spectaculaire, avoisinant les 50 %. Un chiffre rare.
Un soulagement réel. Et surtout, un signal fort envoyé aux ménages asphyxiés par la vie chère.À l’origine de cette mesure, la ministre provinciale de l’Économie, du Commerce, des Transports et du Tourisme, Lorraine Lusamba, qui a fait de la régulation des prix une priorité assumée. Dans une province où le pouvoir d’achat se mesure au prix du foufou, cette décision dépasse le cadre administratif. Elle touche à la dignité quotidienne.

Quand l’économie quitte les bureaux pour entrer au marché La baisse du prix de la farine de maïs n’est pas qu’un ajustement comptable. Elle traduit une volonté politique de reprendre la main sur des mécanismes souvent abandonnés aux spéculateurs et aux intermédiaires. En s’attaquant à ce marché stratégique, le gouvernement provincial s’invite là où l’État est souvent attendu mais rarement vu : entre l’étal du vendeur et le panier de la ménagère pour de nombreux ménages, cette baisse représente une respiration. Moins de calculs, moins de privations, un peu plus de stabilité. Et dans un contexte économique tendu, ce genre de décision marque les esprits plus sûrement que de longs discours.
Deuxième front : remettre de l’ordre sur la routeMais l’action de la ministre ne s’arrête pas aux marchés. Le transport et la sécurité routière constituent l’autre grand chantier annoncé. Lorraine Lusamba s’est exprimée favorablement à la construction d’un nouveau bâtiment dédié à la délivrance des permis de conduire à Lubumbashi, un projet qui vise à moderniser un système souvent critiqué pour son opacité et ses dérives.
Au-delà de l’infrastructure, le message est clair : faire appliquer le code de la route. Dans une ville où la circulation est parfois synonyme de chaos, cette détermination sonne comme une tentative de restaurer l’autorité de l’État sur l’asphalte. Moins de permis obtenus à la légère, plus de responsabilité, moins d’accidents évitables.Une gouvernance du concretCe qui relie la farine de maïs et le permis de conduire, ce n’est pas le hasard.
C’est une même logique : agir là où les décisions publiques ont un impact immédiat sur la vie des citoyens. Nourrir et protéger. Réguler et discipliner. Deux missions fondamentales d’un pouvoir qui cherche à se rendre utile et visible reste maintenant l’épreuve du temps. Car une baisse de prix doit durer, et une réforme routière doit se traduire sur le terrain. Les attentes sont élevées, la population attentive l’éditorialiste observe, critique quand il le faut, mais reconnaît aussi quand l’action publique descend enfin de son piédestal pour marcher aux côtés des citoyens.
Si ces engagements se confirment dans la durée, alors l’an 2025 pourrait rester dans les mémoires non pas comme une annonce de plus, mais comme le moment où la politique provinciale a commencé à parler le langage du quotidien.
