Michael Tshibwid, l’architecte discret d’une jeunesse en mouvement.

Michael Tshibwid, l’architecte discret d’une jeunesse en mouvement.

Il y a des hommes qui occupent l’espace et d’autres qui le structurent.

Michael Tshibwid appartient à la seconde catégorie. Dans un pays où le bruit précède souvent l’action, il avance avec une précision presque comptable, mais une vision résolument humaine. Entrepreneur, expert-comptable, acteur politique et président de la Fondation MAP, il construit son influence loin des effets de manche, dans la cohérence des actes et la continuité des engagements.

La rigueur comme point de départ avant les tribunes, il y a les chiffres avant les discours, il y a les bilans. Formé à l’expertise comptable, Michael Tshibwid développe très tôt une lecture lucide de l’économie réelle. Celle des entreprises qui naissent avec enthousiasme mais meurent faute de structure. Celle des jeunes porteurs d’idées brillantes, freinés non par le manque de talent, mais par l’absence d’accompagnement.

Cette rigueur professionnelle façonne son approche : comprendre avant d’agir, structurer avant de promettre. Entre entrepreneuriat et engagement public Candidat aux élections de 2023, Michael Tshibwid ne découvre pas la politique comme une scène, mais comme un prolongement naturel de son engagement. Pour lui, l’action publique n’a de sens que si elle dialogue avec le terrain économique et social.

Son positionnement est clair : l’entrepreneuriat est un levier de stabilité, de dignité et de souveraineté individuelle, particulièrement pour la jeunesse congolaise.La Fondation MAP, laboratoire de l’avenir à la tête de la Fondation MAP, il installe un modèle fondé sur l’impact plutôt que l’assistance. La fondation ne se contente pas de soutenir elle forme, connecte, oriente. Elle devient un espace où les jeunes apprennent à penser leurs projets comme des entreprises viables, ancrées dans leur environnement, adaptées aux mutations numériques et économiques.

L’année 2025 agit comme un révélateur. L’organisation d’une master class sur le numérique et l’entrepreneuriat marque un tournant. Loin des discours abstraits, il s’agit d’outiller les jeunes face à un monde où la technologie redéfinit les règles du jeu. Mais l’engagement ne s’arrête pas à la formation. Des soutiens concrets sont apportés aux jeunes porteurs de projets, avec une attention portée à la structuration, à la durabilité et à la crédibilité.La remise des prix aux jeunes entrepreneurs de l’ISAM vient consacrer cette dynamique : célébrer l’excellence locale, créer des modèles accessibles, inspirer sans idéaliser.

Le Lualaba comme territoire de projection l’organisation du Symposium de la jeunesse du Lualaba s’inscrit dans cette logique d’expansion. Plus qu’un événement, c’est une plateforme de réflexion collective, où la jeunesse est invitée à penser son rôle dans l’économie de demain. Michael Tshibwid y défend une idée simple mais puissante : le développement durable commence quand la jeunesse cesse d’attendre et commence à construire.Un leadership sans tapage ce qui frappe chez lui, c’est l’absence de précipitation. Michael Tshibwid ne cherche pas à brûler les étapes ni à occuper le devant de la scène. Il bâtit, patiemment, un écosystème où compétence, vision et transmission se répondent.

Son leadership se lit moins dans les slogans que dans les trajectoires qu’il accompagne. Moins dans les annonces que dans les résultats silencieux.Un nom à suivre, une méthode à observer piur les lecteurs avides de comprendre les forces qui façonnent l’avenir, Michael Tshibwid représente une figure singulière : celle d’un homme qui croit que la jeunesse n’a pas besoin de discours héroïques, mais de structures solides et de confiance réelle.

Dans un Congo en quête de repères économiques et générationnels, il trace une voie discrète mais déterminée. Et parfois, ce sont justement ces chemins-là qui mènent le plus loin.

Redaction

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